Tahiti et les îles-sous-le vent

Tahiti

17 août 2020. En plein centre-ville, dans la marina de Papeete, Seacroods arrive pour un bain de foule ! Ou une douche froide… On est loin de la pub pour le gel douche montrant une vahiné se savonnant avec volupté sous une pluie agréable…Tahiti ne correspond pas vraiment à l’image du paradis terrestre véhiculée par notre imaginaire collectif. Amarrés à seulement quelques mètres d’une grande avenue bondée à l’heure de pointe, nous renouons avec les « joies de la civilisation », la nuisance sonore, la pollution, les gens pressés et le port du masque. Le choc passé, nous apprécions cette reconnexion au monde des terriens. Les marins aiment la ville par petite touche ici et là mais ne s’y attardent jamais.

Tahiti est la plus grande et la plus peuplée de toutes les îles de la Polynésie, la seule qui soit urbanisée. Elle est le centre de l’économie et de l’administration. On y trouve de tout. Et ça tombe bien car tout le monde a besoin de quelque chose !

Naèl a ses doigts de pieds qui dépassent de ses sandales, des slips troués et des shorts trop petits. On dirait Hulk mais en blanc!  Il doit aussi consulter un dentiste car il a un sourire de requin depuis qu’il s’est étalé sur une pente glissante à Hae aux Tuamotu.

Avant-pendant-après

Ilian doit consulter un ophtalmologue pour faire un bilan. Il a cassé ses lunettes à Hiva Oa aux Marquises et nous espérons trouver chez un opticien une branche de remplacement. Et puis, Il réclame à corps perdu son cadeau d’anniversaire…qui a 3 mois de retard ! Aux Tuamotu, les magasins de jouets n’existent que dans les rêves des enfants. Nous lui avions donc promis, qu’arrivé à Tahiti, il pourrait en choisir un.

Lynn aussi attend aussi le sien depuis ses 5 ans, il y a un mois et demi… Mais avec moins d’insistance car elle est moins influencée par la société de consommation que ses grands frères. Elle devient très intéressée par l’école. Elle veut faire comme les garçons :  se mettre à table et écrire. On va donc essayer de lui trouver des cahiers d’écriture, une méthode d’apprentissage à la lecture et des livres de mathématiques pour enfants en 1 ère année (CP).

 

 

Il me faudra aussi trouver un imprimeur car les enfants passent en année supérieure selon le conseil de classe de leurs deux excellents professeurs 😉 Sofiène et moi, n’avons jamais arrêté de leur donner les cours, il n’y a pas vraiment de rentrée des classes. L’avantage, c’est que ne devons pas racheter de cartable, de chaussures ni de manteau d’hiver cette année !

Petite parenthèse sur l’école à bord :

Donner la classe aux enfants nous demande beaucoup d’énergie. Nous avons fait le choix de leur donner un enseignement libre. Ils ne sont pas inscrits au CNED comme beaucoup de leurs amis qui naviguent. Ils ne reçoivent donc pas des cours « clé sur porte » et n’ont aucun devoir à renvoyer. Chaque année, nous remplissons un formulaire à la communauté française belge pour leur signaler notre choix. Sofiène continue à leur donner les cours de math et moi, de français. L’enseignement se fait à leur rythme et au notre.  Nous gardons le programme officiel à l’œil mais nous avons la liberté de le donner suivant notre propre logique. Les cours de sciences se font sur le « terrain ». Nous croisons la route d’un tas d’animaux qui sont étudiés par la suite au travers d’encyclopédies, de reportages mais aussi en discutant avec les autochtones ou les autres navigateurs. Par exemple, nous avons assisté à la reproduction des mérous. C’est un évènement qui se produit toujours à la première pleine lune du mois de juillet. Ce fut l’occasion d’étudier le phénomène de près ! Nous approchons un tas d’animaux marins (des baleines, des dauphins, des requins, des raies, des poissons lune, plancton, méduses …) Nous recherchons toujours à en savoir plus sur leur habitat, mode de vie, toxicité éventuelle, … Et aussi des animaux terrestres (fourmis coupeuses de feuilles, singes hurleurs, ratons laveur, …).

Le respect de l’eau, la pollution, le recyclage sont des aspects du voyages très importants.  A bord, nous devons économiser l’eau, limiter nos poubelles. Le traitement de déchets sur les îles sont problématiques. Il faut recycler le plus possible. Chaque boîte ou emballage est analysé avant d’être mis à la poubelle car nous aimons beaucoup bricoler avec !

Ils découvrent la géographie à l’échelle « grandeur nature ». Nous traçons sur notre petit globe de bord le chemin parcouru depuis la Belgique. Ils commencent à s’orienter sur une carte, apprennent à se servir d’une boussole, à convertir des miles en km, à reconnaitre la direction du vent, son intensité.

Nos matelots rencontrent des enfants de diverses nationalités, retiennent facilement quelques mots dans la langue du pays visité, comme bonjour, merci, au revoir. Ils comprennent surtout l’utilité d’apprendre d’autres langages. Ahhh, si j’avais su, je serais moins nulle en anglais ! Ils découvrent d’autres billets de banques, pièces de monnaie et apprennent à convertir en Euros.

Ils participent aux tâches ménagères, sont responsables de l’entretien de leur cabine et cuisinent régulièrement. Nous découvrons de nouvelles saveurs produites locaux. Vous connaissez les pommes étoiles ?

 

C’est l’école de la vie ! Elle n’est pas toujours facile. Les copains arrivent et repartent parfois le lendemain. Chaque bateau a son itinéraire.  Ils restent parfois des semaines sans voir d’autres enfants. Et dans certains mouillages, il y a tellement de voiliers avec enfants que ce n’est pas facile d’organiser les rencontres sur les bateaux en fonction des âges et des affinités. Les enfants se dispersent, se regroupent chez l’un ou chez l’autre mais les plus petits se sentent parfois mis de côtés car ils aimeraient avoir les mêmes libertés !

 Mais ou en étions-nous ? Je m’égare un peu…Ah oui, à Tahiti !

Pour vous dire la vérité, moi aussi, je rêvais d’arriver à Tahiti. Tous mes vœux vont enfin être exaucer. Mon plus cher est de me racheter un ordinateur. Mon ancien, celui que j’avais acheté au Portugal, a rendu l’âme très vite sans raison apparente. Sur un bateau, tout ce qui est électronique n’évolue pas dans son milieu naturel ! L’humidité doit être trop élevée. Sans parler des chocs!

Une coiffeuse ne serait pas du luxe non plus! Tout comme un voilier a besoin d’être caréné (c’est-à-dire, sorti de l’eau pour faire des réparations ou nettoyer sa coque), j’ai aussi besoin de me refaire une beauté et acheter quelques nouveaux vêtements. Nos habits sont décolorés par le soleil. Ils vieillissent mal car ils sont souvent portés. Les taches tenaces ne partent pas au lavage à froid ( le chaud requiert trop d’électricité) de la machine à lessiver du bateau (Là, je suis en train de me convaincre que je dois faire les boutiques!)

Et puis, j’en ai un peu marre des plages désertes et des cocotiers J’ai envie d’aller au restaurant, boire un verre en terrasse, voir du monde. Nous ne tardons pas à nous mêler à l’agitation ambiante, aux effluves nouvelles.

A peine arrivés, nous sommes ébranlés par une triste nouvelle. Un jeune garçon de 14 ans, voyageant sur un bateau avec ses parents et sa petite sœur a été tué non loin d’ici, à Moorea. Alors qu’il se baignait tranquillement, l’enfant a été heurté par un speedboot inconscient circulant à toute vitesse à seulement 3 mètres du voilier. Le choc lui a été fatal. Nous avions rencontré ce bateau à Hiva Oa, après le confinement. Nous pensons sans cesse à ses parents et sa famille…

Dès le lendemain, Sofiène s’aventure en trottinette électrique (son nouveau jouet) dans la ville. Il a un tas de courses à faire comme se rendre aux douanes, pour prendre un rendez-vous pour la révision des moteurs, trouver un thermostat pour remplacer celui du congel qui a arrêté de fonctionner en arrivant à Papeete, …

Je pars en expédition de mon côté avec ma « liste de choses à faire à Tahiti » dans une main et mon téléphone de l’autre pour consulter les plans de la ville sur l’application MAP.ME. Je reprends mes habitudes de citadine et mon indépendance. C’est fou comme on peut avoir envie de tout quand on rentre dans une société de consommation. Je dois me résonner!

Notre coéquipier PH, encore à bord pour quelques jours, nous aident en s’occupant des petits loups. Il y a un magnifique parc au centre-ville avec des aires de jeux pour les enfants de tout âge.

Il nous prépare aussi de délicieuses glaces… Mmmm

Je ne sais pas vous mais moi, je ne m’imaginais pas Tahiti comme ça :

Le 30 août, de très bonne heure, Sofiène va chercher Inès à l’aéroport. A peine à bord, elle réveille ses frères et sa sœur, toujours plongés dans leur sommeil. Que d’émotions, que de larmes de bonheur. Nous nous sentons enfin complets !

A peine arrivée, nous l’emmenons au marché local. Pour elle, c’est le choc ! Ici, les mesures de précaution par rapport au Covid sont beaucoup moins strictes qu’en Belgique !

Attention!

Une feuille de papier toilette par personne!

C’est l’heure aussi de dire au revoir à PH qui rentre en France pour d’autres aventures. Personnellement, cela m’a permis de récupérer de ma fatigue. La vie sur un bateau peut être épuisante parfois. On ne dirait pas comme ça mais si si… Un peu d’aide par moment fait du bien. Il s’est rapidement intégré à la vie à bord de Seacroods. A trois, les navigations étaient plus faciles, les quarts partagés.

Avec les enfants, la cohabitation a été enrichissante. Un peu comme un grand frère, il a trouvé sa place.

Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite en le remerciant pour son aide durant ses deux derniers mois

Le thermostat du congélateur nous lâche! Heureusement que le capitaine est bricoleur!

Nous quittons Tahiti après 15 jours bien remplis, repus de cette escale d’abondance.  Le bateau est chargé de vivres, remis en ordre mais la pollution le recouvre d’une couche noirâtre bien tenace. Vivement une bonne pluie !

 

Un jour, Lynn a plongé dans l’eau du port au commande du vélo de son copain Stanislas… Heureusement qu’elle sait nager et qu’un bateau ami l’a très vite repêchée!

Les îles  “Sous le Vent” forment avec les îles “du Vent” l’archipel de la Société. Elles sont composées de 5 îles :

  • Huahine
  • Bora Bora
  • Maupiti
  • Raiatea
  • Taha

Plus 4 atolls.

Les 6 Croutes à Moorea

En arrivant dans la passe de Moorea, une surprise de taille nous attend : une baleine vient nager à nos côtés. Immense, elle nous impressionne et nous ralentissons notre allure. Quand soudain, une autre masse grise se manifeste en claquant sa queue pour nous signaler qu’elle n’est pas d’accord. Sa maman, 2 fois plus grande rappelle à l’ordre sa progéniture intrépide. Ils repartent en nageant côte à côte.  Un superbe cadeau de bienvenue pour Inès !

A Moorea, nous avons accompagné Inès à son test COVID. Elle en avait fait un avant de partir, en Belgique et elle devait en refaire un 4 jours après son arrivée sur le territoire polynésien. En arrivant devant l’hôpital, l’infirmier a refusé de lui passer en prétextant qu’elle aurait dû le faire elle-même avant d’arriver à l’hôpital. Elle l’a donc passé sur le bord de la route ! Ensuite, l’infirmier a sorti un grand sac poubelle et l’a tendu à Inès pour qu’elle y dépose son test qui était déjà emballé dans une pochette en plastique. Il a ensuite refermé le grand sac en le manipulant comme si il était radioactif !

Petit tour de l’île en voiture

Un petit air de Normandie…

Quel dépaysement!

BORA BORA, la star du Pacifique?

Ses nuances de bleus turquoises, qui se déclinent à l’infini, nous hypnotisent… Le lagon, d’une clarté éblouissante exerce sur nous une force inexplicable qui nous invite à la baignade. Dans ces cas-là, il ne faut pas lutter ! Pris au piège par ses eaux cristallines, nous profitons de ce moment entre rêve et réalité

Bora Bora demeure une escale de Polynésie idyllique et incontournable mais… Il y a un mais ! Derrière sa parure séduisante, ses petits bungalows de luxe sur pilotis face au lagon, se cache une île dénuée de charme, comparée à d’autres… Peut-être que nous n’y avons pas passé assez de temps pour la découvrir… Mais le prix des bouées pour amarrer le bateau ne nous a pas donné envie de nous éterniser. En plus, les plaisanciers sont régulièrement la cible de vols en tout genre. Nos amis de Caroligui ont surpris un voleur de canne à pêche en pleine nuit.

Savez-vous qu’une nuitée à l’hôtel « 4Season » peut atteindre 15 000 €. Et dire qu’en ce moment, quasi tous les hôtels sont fermés pour cause de Covid.

La perle noire

Les perles de culture représentent la deuxième source de revenus de Polynésie française, après le tourisme. Mais, depuis les années 2000, la perle noire de Tahiti n’a plus vraiment la cote.

Personnellement, elles me fascinent…

Les billes de nacre

C’est au terme d’un long processus que nait la perle noire, le joyau de la Polynésie. Pour faire bref, tout commence par la collecte de larves d’huitres qui sont placées pendant 3 ans sur des supports d’élevage. Intervient ensuite la greffe d’une bille en nacre et d’un greffon composé d’une fine lamelle d’un manteau d’huitre donneuse. La dernière étape est la culture pendant 2 ans de l’huitre greffée. Si la greffe prend, la chance intervient pour donner à la perle les qualités qui feront d’elle un bijou extraordinaire ! Le pourcentage de réussite varie entre 30 et 50 pourcents. Il y a 5 catégories de perles (A, B, C, D et supérieure)

Et voilà le résultat!

5/5

Maupiti

Je regarde Bora Bora s’éloigner. Aujourd’hui, nous mettons le cap sur Maupiti. Le réveil a sonné. Tient, ça faisait longtemps… Mais parfois, c’est nécessaire car il faut arriver aux bonnes heures en face de certaines îles ou atolls. Sinon, le gardien de la passe nous refoule avec son célèbre mascaret, des vagues bouillantes qui sont capables de nous envoyer sur le récif en 1 clin d’œil. En mer, comme partout ailleurs, les lois de la nature ne se discutent pas. La marée, c’est sacré !

Les moments de navigations, même si pas toujours confortables, nous invitent à la rêverie. Les souvenirs de ma vie d’« avant » sont des trésors enfouis dans ma mémoire et profitent pour refaire surface. Tous ce gestes tant répétés et détestés me font à présent sourire et m’émeuvent…

Coup de blues ou coup de soleil?

Tuut Tuut Tuut. Nous sommes il y a quelques années…. Il est 5h30 du matin, mon cerveau commence péniblement à se reconnecter au monde réel. Mes pensées, d’abord désordonnées se remettent en place…Des images de la journée qui commence se bousculent derrière mes paupières. Mon corps immobile dans l’obscurité attend que le rideau se lève, prêt à mettre un pied par terre. Encore quelque minutes… Juste quelques minutes avant d’entrer en scène… Un bisou à mon Homme endormi et c’est parti pour le show ! Je débute la journée comme on rentre sur scène. Je suis déjà sous adrénaline. La salle de bain s’illumine. Face au miroir, au projecteur, à moi-même, j’essaie de me convaincre que la vie, c’est CA…. Mais je n’ai pas le temps d’y réfléchir. Je passe aux choses concrètes. Nous sommes quel jour en fait ? Ah oui mardi. Il y a une réunion à 9 heures. Sofiène travaille de la maison ce matin, emmène les enfants à l’école. Ouf.  Par contre,  c’est moi qui vais les rechercher. J’espère que Naèl est prêt pour son élocution sur le tigre du Bengale, que le rhume de Lynn ne va pas dégénérer car je n’ai pas envie de me retaper 100km dans l’autre sens avant la fin de la journée. Et qu’Ilian n’aura pas mal aux pieds avec ses nouvelles chaussures qui font de la lumière. Il a tellement insisté au magasin que, lassée, je n’ai pas pu lui dire non. J’espère seulement qu’il ne va pas les allumer en classe ! Je prends ma douche, enfile des vêtements colorés soigneusement préparés la veille. Je mets un trait d’eyeliner et du mascara et puis descends sans faire de bruit au rez-de-chaussée. Le chauffage s’est déclenché. Je prépare les cartables, mon lunch, mon petit déjeuner composé de fruits et de graines mixés que je mangerai sur l’autoroute E40, Bruxelles-Liège, j’aurai plus que le temps ! Je sors dans le froid, observe mes doigts blancs. La voisine monte dans sa voiture en me lançant un « bonne journée » et file à toute allure. Je roule vers mon travail à la Clinique Notre Dame des Anges. Mon unique employeur depuis ma sortie de l’école d’ergothérapie en 1997. Je pense à tous ces moments de vie désopilants avec des collèges extraordinaires, devenues des amis et amies et à toutes ces années à côtoyer des personnes en souffrance psychologique, à les écouter, les réconforter, les valoriser du mieux possible… mais aussi à essayer de comprendre pourquoi et comment leur vie a déraillé un jour… Et ce qui aurait pu éviter cette descente en enfer.

Je réalise aussi que j’ai passé beaucoup d’années à répondre à ce que la société attendait de moi en n’imaginant pas autre chose...Avant que Sofiène ne vienne tout bousculer avec une potion magique à l’eau de mer.

Je vais quitter les sentiers battus parcourus pendant plus de 20 ans, je vais réaliser l’exploit de sortir de la routine, casser mes automatismes. Repenser ma vie autrement. Je ne sais pas ce qui m’attend mais j’y vais. C’est grisant. Incroyable même ! Une force m’attire.

Et puis, les derniers grains de sable sont tombés, rejoignant leurs semblables au fond du sablier. Tous les 5 dans la voiture, nous n’en menions pas large ce jour-là.

Et nous y sommes ! Rien n’aurait été possible sans le Capitaine de mon cœur qui a durant de longues heures préparées tout l’aspect technique du voyage avec passion et patience.

Maupiti est à 50 km de Bora Bora. C’est un véritable paradis à l’échelle humaine, une terre de seulement 11 km2, auréolé d’un lagon translucide et de 5 motus (ilots). C’est une merveille, préservée de toute pollution immobilière, qui conserve sa part de mystère, en partie grâce à son éloignement et à son accès difficile, bien connu des navigateurs.

Mmmm

A Maupiti, nous avons retrouvé une dernière fois Isabelle et Luc avant leur départ pour La Nouvelle- Calédonie. Bon vent les amis!

Chaque soir, on allons assisté aux répétitions de danse d’un concours qui aura lieu à Tahiti en fin d’année. Attention, c’est top secret!

Raiatea

Le 13 septembre, à 6h30 du matin, tout le monde est sur le pont, sauf Ilian qui roupille encore. L‘ancre est levée. Le soleil arrive juste à temps pour nous regarder partir.

Maupiti nous aura laissé un souvenir indélébile, un peu comme un tatouage intérieur. Son atmosphère paisible, ses habitants authentiques, le spectacle de danse du soir. Les tambours résonnent encore en nous. Encore sous le charme, nous mettons les voiles sur Raiatea.

A Raiatea, la météo ne se prête aux visites. Il y a trop de vent. Nous préférons bouger vers Huahine.

Dommage car Raiatea est une île très nature et parfois, franchement sauvage. Il y pousse une fleur exceptionnelle, le tiare apetahi, une fleur endémique de l’île. On y reviendra, c’est sûr!

En Polynésie, la météo est toujours un peu la même… Soleil, soleil et parfois un peu de pluie…Nous perdons nos repères. Heureusement, la vie en mer est ponctuée par les anniversaires et autres fêtes, ce qui permet de garder un pied sur terre !

Huahine,

notre coup de coeur!

La secrète Huahine, l’île “femme”, déborde de douceur. Elle doit son nom à ses montagnes qui, vue de la mer, évoque une femme qui accouche. Et Huahine, en tahitien, signifie “sexe féminin

C’est déjà l’heure des au revoirs…

Comme c’est la tradition en Polynésie, Inès reçoit un collier de coquillage pour son départ. A son arrivée, elle avait reçu un collier de fleurs.

En voiture Simone! Nous louons une voiture pour découvrir Huahine autrement. A peine en route, que nous crevons un pneu.

De  suite une voiture s’arrête pour nous venir en aide On adore l’hospitalité des Polynésiens!

Vous montez pour un tour de l’ïle?

A Faie, il existe des anguilles sacrées aux yeux bleus!

La traditionnelle ferme perlière. On commence à s’y connaître en perliculture.

Le célèbre musée du coquillage à ne pas rater!

On y apprend à reconnaître les coquillages toxiques. Certains peuvent vous faire trépasser en 2 heures de temps et il n’existe aucun antidote! C’est toujours bon à savoir!

Il était temps de renouveler le drapeau!

A la mode locale!

Ensuite, nous sommes allées à Tahaa, ou nous avons le bonheur de retrouver Les Ourialys, rencontré à Panama. Nous avons fait le l’époustouflant jardin de corail en snorkeling. Sofiène ne manquera pas de vous préparer une petite vidéo… Ensuite, retour à Raiatea

C’est là que nous avons fêté l’anniversaire de notre pré-ado Naèl. 11 ans!

De retour à Raiatea…Le virus nous ayant coupé dans notre élan, nous ne ferons pas un tour du monde complet comme c’était prévu à notre départ. L’Asie, l’Afrique du Sud, les Caraïbes ne sont plus au programme (de ce voyage ;-))  Nous sommes un peu déçus. Mais d’un autre côté, nous prenons le temps de vivre, d’aller vers les autres, de revenir dans des endroits que nous aimons. Nous sommes plus détendu. Nous vivons au ralenti, au rythme de la Polynésie. L’impact du Covid sur nous et les enfants a été minimisé. La scolarité n’aura pas été perturbée. Nous sommes persuadés que c’était finalement le bon moment pour partir.

 De retour à  Raiatea, nous nous sommes aventurés en annexe dans la magnifique baie de Faaroa qui forme une une profonde échancrure dans le littoral, avec des hauts massifs montagneux en arrière plan. La Farooa est la seule rivière naviguable de Polynésie

Plus au Sud, nous sommes tombés amoureux de ce petit îlot! En 10 min à pied, le tour était fait!

Notre chef cook

Retour à Tahiti, la boucle est bouclée!

A l’heure où j’écris ces lignes, c’est à dire le 10 novembre, nous venons de passer 10 jours à Tahiti. Nous avons remplis les armoires et cales de vivres, récuré le bateau car c’est rare d’avoir de l’eau courante, récupéré quelques commandes, fait venir à bord un expert Lagoon pour qu’il vérifie les batteries car elles ne tiennent pas beaucoup la charge. Sans oublier de faire un peu de tourisme. Tahiti, c’est une ville avec ses embouteillages, ses bruyances sonores, sa pauvreté, sa pollution mais c’est aussi une île très verte, paisible et accueillante.

Qu’ on se le dise…

C’est assez étrange mais les Polynésiens peuvent enterrer des membres de leur famille dans leur jardin!

Un ancien Marae

Je vais m’arrêter ici même si nous  avons encore tellement de choses à  dire. Nous allons en garder un peu  pour le jour où nous nous retrouverons!

Juste un petit mot pour la suite de notre voyage. Nous reprenons la route pour les Tuamotu dans quelques jours. Nous rebroussons chemin pour, in fine,  nous protéger des cyclones dans l’archipel des Marquises.

Nous pensons très fort à vous en cette période difficile de confinement. Prenez bien soin de vous et de ceux que vous aimez.

Pour finir quelques vidéos du Cap’tain

A bientôt!

This Post Has 5 Comments

  1. Valérie

    Merci….. Merci pour ces nouvelles, les découvertes, le partage des tranches de Vie…
    Prenez soin de vous dans les jolies Marquises, savourez la Vie….
    Bises de Belgique!

    1. Sofiène

      Merci Maitresse pour ton message. Gros bisous à vous tous de Hao pas loin des Gambier

  2. Valérie

    BONNE, HEUREUSE, MERVEILLEUSE année 2021 à vous tous!
    Je pense bien à vous depuis notre chez nous, quelque part exilés dans nos chaumières!
    Comment allez-vous?
    Valérie

    1. Sofiène

      Coucou Maitresse,
      Nous sommes à Hao où nous avons scolarisé les enfants pour quelques semaines. Naèl fait ses premières classe au collège; Lynn et Ilian adorent l’école.
      Il fait beau et chaud ici 30 deg. On vous envoie plein de soleil et bisous. D’ici peu nous posterons vidéos et article

      1. Valérie

        Je viens de découvrir la réponse…. Bonheur de vous savoir au soleil et à profiter de la VIE!!!
        Hâte de voir les vidéos et de découvrir votre “nouveau” quotidien!
        A bien vite….

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